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Femmes exposées aux polluants organiques persistants : une étude révèle une forte dose de carbone da
Une dose élevée de composés constitués de carbone dans le lait maternel. C’est ce que révèle une étude réalisée par le Centre antipoison de Dakar.
Le Centre antipoison de Dakar a réalisé une étude sur les polluants organiques persistants (Pop) dans le lait maternel. L’étude, dont les résultats ont été rendus publics jeudi, a été effectuée sous la supervision de l’Oms avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue). Elle révèle un taux élevé de Pop dans le lait maternel sur un échantillon de femmes choisies dans les régions de Saint-Louis, Kaolack, Fatick et Dakar, entre juillet et septembre 2008. Les Pop sont constitués de carbone produit naturellement ou par l’activité humaine. Ils proviennent, entre autres, des produits chimiques (pesticides) ou de la combustion (bois et incinérateurs d’ordures ménagères).
Selon Ousmane Sow de la direction de l’Environnement et des établissements classés, ces composés organiques sont aussi très présents dans la nature. Ce qui expose l’homme à toute sorte de maladies provoquées par leurs effets. « Ces polluants ont des conséquences sur la santé de l’être humain et sur l’environnement. Ils peuvent baisser la résistance du système immunitaire, retarder la croissance, entraîner un avortement », énumère Mamadou Fall, Maître-assistant à la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
C’est pour ces raisons que l’étude, présentée par le responsable du département de toxico-vigilance du Centre antipoison de Dakar, recommande l’identification des zones à risque afin de mieux protéger les femmes et les enfants. « Il faut restreindre l’ingestion de ces composés toxiques, bio-accumulateurs et liposolubles préalablement à toute grossesse, sous peine de rendre inévitable l’exposition du bébé en milieu utérin », préconise l’étude qui conseille aussi l’examen de nos systèmes de veille alimentaire afin d’évaluer la nécessité ou non d’accorder une attention plus grande aux aliments à risque élevé de Pop.
Sensibilisation
Le directeur des établissements publics de santé a insisté sur les problèmes posés par les polluants organiques persistants, pour l’environnement et pour la santé. C’est dans ce sens que le Pr. Amadou Diouf, directeur du Centre antipoison de Dakar, a inscrit la sensibilisation au cœur de leur démarche. « La catégorie de la population la plus exposée aux intoxications, ce sont les enfants. Nous devons faire de la sensibilisation. Le centre fait en sorte que les médecins soient en mesure de gérer les intoxications », a laissé entendre le Pr. Diouf. Il a dénoncé le recyclage des contenants chimiques par certaines industries qui exposent de facto une bonne partie à plusieurs maladies. « Il faut que les industries gardent les fûts ou bouteilles de produits chimiques. Ces contenants sont dans la rue et d’autres s’en servent pour mettre des aliments destinés à la consommation », regrette le Pr. Diouf. Aujourd’hui, il existe une grande bataille sur le plan international pour interdire l’utilisation d’une catégorie de polluants très dangereux pour la santé de l’Homme. A signaler que le Centre antipoison du Sénégal a, entre autres missions, de détecter et d’anticiper sur l’impact des différents produits sur la santé des patients.
Idrissa SANE - Quotidien Le Soleil, Sénégal
Le Centre antipoison de Dakar a réalisé une étude sur les polluants organiques persistants (Pop) dans le lait maternel. L’étude, dont les résultats ont été rendus publics jeudi, a été effectuée sous la supervision de l’Oms avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue). Elle révèle un taux élevé de Pop dans le lait maternel sur un échantillon de femmes choisies dans les régions de Saint-Louis, Kaolack, Fatick et Dakar, entre juillet et septembre 2008. Les Pop sont constitués de carbone produit naturellement ou par l’activité humaine. Ils proviennent, entre autres, des produits chimiques (pesticides) ou de la combustion (bois et incinérateurs d’ordures ménagères).
Selon Ousmane Sow de la direction de l’Environnement et des établissements classés, ces composés organiques sont aussi très présents dans la nature. Ce qui expose l’homme à toute sorte de maladies provoquées par leurs effets. « Ces polluants ont des conséquences sur la santé de l’être humain et sur l’environnement. Ils peuvent baisser la résistance du système immunitaire, retarder la croissance, entraîner un avortement », énumère Mamadou Fall, Maître-assistant à la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
C’est pour ces raisons que l’étude, présentée par le responsable du département de toxico-vigilance du Centre antipoison de Dakar, recommande l’identification des zones à risque afin de mieux protéger les femmes et les enfants. « Il faut restreindre l’ingestion de ces composés toxiques, bio-accumulateurs et liposolubles préalablement à toute grossesse, sous peine de rendre inévitable l’exposition du bébé en milieu utérin », préconise l’étude qui conseille aussi l’examen de nos systèmes de veille alimentaire afin d’évaluer la nécessité ou non d’accorder une attention plus grande aux aliments à risque élevé de Pop.
Sensibilisation
Le directeur des établissements publics de santé a insisté sur les problèmes posés par les polluants organiques persistants, pour l’environnement et pour la santé. C’est dans ce sens que le Pr. Amadou Diouf, directeur du Centre antipoison de Dakar, a inscrit la sensibilisation au cœur de leur démarche. « La catégorie de la population la plus exposée aux intoxications, ce sont les enfants. Nous devons faire de la sensibilisation. Le centre fait en sorte que les médecins soient en mesure de gérer les intoxications », a laissé entendre le Pr. Diouf. Il a dénoncé le recyclage des contenants chimiques par certaines industries qui exposent de facto une bonne partie à plusieurs maladies. « Il faut que les industries gardent les fûts ou bouteilles de produits chimiques. Ces contenants sont dans la rue et d’autres s’en servent pour mettre des aliments destinés à la consommation », regrette le Pr. Diouf. Aujourd’hui, il existe une grande bataille sur le plan international pour interdire l’utilisation d’une catégorie de polluants très dangereux pour la santé de l’Homme. A signaler que le Centre antipoison du Sénégal a, entre autres missions, de détecter et d’anticiper sur l’impact des différents produits sur la santé des patients.
Idrissa SANE - Quotidien Le Soleil, Sénégal
Shadow - Le: 07/08/09 - Poster commentaire


